Dans l’espace, un monticule de sel fait face à un banc.
Une personne creuse lentement dans cette matière blanche, laissant s’écouler le sel à travers un entonnoir en acier. Le geste enclenche un sablier infini : une circulation continue dont la durée excède celle du simple regard. Répétée durant plusieurs heures – parfois en relais – l’action génère un son discret. Invité à s’asseoir sur le banc, comme on le ferait dans un parc, le visiteur assiste autant à la transformation progressive du paysage monochrome – instable, changeant, toujours sur le point de s’effondrer – qu’à l’épuisement progressif du performeur. Dépourvue de tout événement spectaculaire, Le banc interroge le temps comme une expérience à habiter plutôt qu’une ressource à consommer.
conception, dispositif et performance Aurélien Dougé administration Mélinda Quadir-Mathieu
production Inkörper soutiens La Ville de Genève, La Loterie Romande, La Fête de la Danse soutiens à la diffusion Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture, République et canton de Genève, Corodis